Lorsqu'on s'attarde à la réalisation d'un projet BPM ou d'un projet SOA, on réalise très rapidement que les deux disciplines partagent des similitudes importantes, entre autres quant à l'interaction avec les lignes d'affaires, l'approche visée pour obtenir l'agilité et à réutilisation, le modèle transactionnel, etc.
Les compagnies plus avancées ont d'ores et déjà commencé à appliquer certaines des principes appartenant traditionnellement au BPM, comme le design applicatif avec les lignes d'affaires, la définition d'interfaces applicatives dites d'affaires, la compensation des transactions, etc.
Pour cette raison, il m'apparaît clairement que lors d'un choix d'une suite BPM (plus spécifiquement "BPMS", pour "Business Process Management System", où Gartner fait la différence entre le BPM humain et l'automatisation des systèmes, la deuxième de ces deux définitions étant celle qui nous intéresse), il est essentiel de considérer l'impact sur le choix d'outils SOA et vice-versa. Un choix fait sans tenir compte des deux technologies serait comme une société avec un département de ventes, mais pas de département de marketing.
Mais attention, il y a là aussi une mise en garde : tout comme une société ne cherche pas à amalgamer les deux départements en question, il faut faire attention de ne pas confondre le BPM et le SOA, si proches parents qu'ils soient, car chacun doit avoir sa place distincte au niveau de l'entreprise.